Différents essais de corrosion pour les revêtements de protection destinés aux systèmes CVC/R

Comme vous le savez, les équipements CVC/R fonctionnent dans des conditions particulièrement difficiles. L’humidité, la condensation, le sel et la chaleur attaquent progressivement leurs surfaces métalliques, ce qui finit par entraîner de la corrosion. Or, dès que la corrosion s’installe, elle réduit la durée de vie des équipements, affecte leurs performances et entraîne des réparations coûteuses. Pour limiter ces effets néfastes, on utilise des revêtements protecteurs. Ceux-ci créent une barrière entre le métal et son environnement. Cependant, vous êtes-vous déjà demandé comment les fabricants savaient si un revêtement protégerait réellement le métal ? C’est là que les essais de corrosion entrent en jeu. Mais si ce sujet est nouveau pour vous, pas d’inquiétude ! Dans ce guide, je vais vous présenter différents essais de corrosion destinés aux revêtements protecteurs des systèmes CVC/R. Vous découvrirez comment ces essais fonctionnent et comment ils sont réalisés. Alors, c’est parti.

 

Qu'est-ce qu'un essai de corrosion pour les revêtements de protection destinés aux systèmes CVC/R ?

Qu'est-ce qu'un essai de corrosion pour les revêtements de protection destinés aux systèmes CVC/R ?

Les essais de corrosion permettent de vérifier l'efficacité avec laquelle un revêtement protecteur préserve les pièces métalliques des systèmes CVC/R contre la corrosion. Lors de cet essai, un échantillon de métal revêtu est placé dans des conditions contrôlées susceptibles de provoquer de la corrosion. L'essai permet d'observer la réaction du revêtement face à l'humidité, au sel, aux produits chimiques ou à d'autres conditions agressives.

 

En termes simples, les essais de corrosion permettent d'évaluer la résistance et la fiabilité du revêtement. Comme vous le savez, les équipements CVC/R sont exposés à de nombreuses conditions lors de leur utilisation normale. De l'humidité peut s'accumuler sur les serpentins, les unités extérieures peuvent être exposées à la pluie et à l'humidité, etc. Tout cela endommage progressivement le métal non protégé. Dans ces situations, un revêtement protecteur agit comme une barrière.

 

Cependant, cette barrière peut également s'affaiblir avec le temps. Les essais de corrosion permettent de déterminer si ce revêtement continuera à remplir sa fonction dans ces conditions. Mais il faut garder à l'esprit que tous les essais de corrosion ne vérifient pas les mêmes éléments. Certains tests se concentrent sur le sel et l'humidité. D'autres, en revanche, évaluent l'humidité ambiante, les produits chimiques, le rayonnement solaire ou les variations de température. À l'issue de l'ensemble des essais, le revêtement est inspecté afin de détecter d'éventuels problèmes tels que la rouille, la formation de cloques, les fissures, l'écaillage ou la perte d'adhérence.

 

Essais de corrosion courants pour les revêtements de protection destinés aux systèmes CVC/R

 

Vous avez désormais une connaissance de base des essais de corrosion. N'est-ce pas ? N'oubliez pas que tous les essais de corrosion ne fonctionnent pas de la même manière. Chacun d'entre eux expose le revêtement à des conditions différentes et permet de mettre en évidence un type de faiblesse différent. Voyons donc de plus près certains essais de corrosion courants réalisés sur les revêtements protecteurs destinés aux systèmes CVC/R.

 

1- Essai au brouillard salin

Essai au brouillard salin

Le premier test le plus couramment utilisé pour vérifier la fiabilité d'un revêtement protecteur est le essai au brouillard salin. Dans cet essai, on utilise un panneau métallique recouvert d'un revêtement protecteur. Ce panneau est placé à l'intérieur d'un dispositif spécial chambre à brouillard salin. La chambre pulvérise dans l'air une solution saline très fine. Cela crée un environnement humide et salé autour de l'échantillon. L'échantillon reste à l'intérieur pendant une durée déterminée. L'humidité salée attaque la surface exposée et soumet le revêtement à des conditions extrêmes.

Une fois l'essai terminé, l'échantillon est soigneusement examiné afin de détecter d'éventuels signes de détérioration. Les techniciens recherchent la présence de rouille, de bulles, de fissures, d'écaillures ou de corrosion se propageant sous le revêtement. Mais pourquoi utiliser du sel ? En réalité, le sel, en particulier les sels de chlorure, accélère la corrosion. Cela rend cet essai particulièrement utile pour les revêtements utilisés dans des environnements où le sel est présent. Cet essai est réalisé pour les équipements CVC/R destinés à être utilisés à proximité du littoral.

 

2- Essai de corrosion cyclique

Le deuxième essai est un essai de corrosion cyclique qui permet de vérifier le comportement du revêtement en présence d’humidité et dans des conditions météorologiques variables. Contrairement à l’essai au brouillard salin, il ne maintient pas l’échantillon revêtu dans une condition unique en permanence. Au contraire, l’échantillon passe par différentes phases, telles que l’exposition au sel, à l’humidité, au séchage et aux variations de température. Tout d’abord, un échantillon métallique revêtu est placé à l’intérieur d’une chambre d’essai spécialisée. L’échantillon est d’abord exposé à une solution saline ou à un brouillard salin.

Par la suite, les conditions évoluent vers une forte humidité, de la condensation ou une phase de séchage. Enfin, la température passe du chaud au froid et inversement. Ces changements répétés soumettent le revêtement protecteur à des contraintes. Un revêtement qui semble résistant dans une condition donnée peut se fissurer, s'écailler ou perdre ses propriétés protectrices dans une autre. L'ensemble de ces conditions met donc à l'épreuve la résistance des revêtements.

 

3- Essai d'humidité

Vous conviendrez avec moi que l'humidité est l'un des principaux ennemis du métal. C'est pourquoi un test d'humidité est utilisé pour évaluer dans quelle mesure un revêtement destiné aux systèmes CVC/R protège une surface métallique dans un environnement humide. Cette humidité est l'un des éléments les plus importants du fonctionnement normal des systèmes CVC. Ce test permet donc de vérifier que le revêtement protecteur continuera à remplir sa fonction. 

Pendant l'essai, l'échantillon métallique revêtu est placé dans une chambre contrôlée. L'humidité et la température y sont soigneusement maintenues. L'échantillon y reste pendant une durée déterminée. Cela laisse suffisamment de temps à l'humidité pour interagir avec le revêtement. Une fois l'essai terminé, la surface est examinée de près. La présence de cloques, de rouille, d'écaillures ou de fissures constitue un signe évident que ce revêtement protecteur ne sera pas efficace.

 

4- Essai d'immersion dans l'eau

Essai d'immersion dans l'eau

Comme son nom l'indique, ce test montre comment l'exposition directe à l'eau affecte le revêtement protecteur des composants CVC/R. Concrètement, le composant CVC/R est régulièrement exposé à l'humidité. L'eau s'accumule en raison de la condensation, de fuites, du nettoyage ou de l'exposition à l'extérieur. Or, si le revêtement présente de petits points faibles, l'eau s'y infiltre progressivement. Au fil du temps, cela entraîne une perte de résistance du revêtement. C'est pour s'en assurer qu'on recourt à un essai d'immersion dans l'eau.

Lors d'un essai d'humidité, l'échantillon est entouré d'air humide. En revanche, cet essai consiste à plonger directement le métal revêtu dans l'eau. Pour cet essai, un échantillon de métal revêtu est placé dans l'eau dans des conditions contrôlées. L'échantillon est ensuite laissé dans l'eau pendant une durée déterminée. Ce contact prolongé permet au revêtement de démontrer sa résistance à une exposition continue à l'humidité. Après l'exposition, l'échantillon est retiré et examiné. Les principaux éléments à rechercher sont la formation de cloques, le gonflement, l'écaillage, la rouille, le ramollissement et la fissuration.

 

5- Test de prohésion

Le test Prohesion est un essai de corrosion accélérée. Il est réalisé afin d'évaluer la résistance d'un revêtement protecteur face à des conditions difficiles, tant humides que sèches. Les unités extérieures ne restent pas humides en permanence. Un condenseur ou tout autre composant exposé est mouillé par la pluie ou l'humidité salée. Au bout d'un certain temps, ils sèchent lorsque les conditions météorologiques changent. 

Ces changements ont un impact considérable sur de nombreux revêtements présents sur les composants des systèmes CVC/R. Pour évaluer l'effet de ces changements, on recourt à un essai de Prohesion. Lors de cet essai, le revêtement est exposé à une solution saline très diluée. Après un certain temps, on le laisse sécher. Ce processus est répété plusieurs fois. Ces cycles d'humidification et de séchage sont répétés afin de soumettre le revêtement à des contraintes. Une fois l'exposition requise terminée, le revêtement est examiné afin de détecter d'éventuels signes de défaillance.

 

6- Essai de résistance chimique

Un revêtement protecteur ne doit pas seulement résister à l'eau et au sel. Dans certains environnements de CVC/R, il est également exposé à des produits de nettoyage, des huiles et des produits chimiques. Ces derniers attaquent progressivement le revêtement, même si aucune corrosion n'est visible au premier abord. Le revêtement finit par ramollir, gonfler, se décolorer, se fissurer ou s'affaiblir. 

Une fois la couche protectrice endommagée, l'humidité et l'air atteignent plus facilement le métal. Ainsi, un essai de résistance chimique permet de vérifier si ces substances endommagent le revêtement ou réduisent sa capacité à protéger le métal. L'échantillon est exposé à un produit chimique spécifique pendant une durée déterminée. Toutefois, le choix du produit chimique et de la durée d'exposition dépend des conditions. Ensuite, l'échantillon est examiné afin de vérifier si le revêtement a subi des altérations.

 

7- Essai aux UV et à la condensation

Lorsqu'un équipement CVC/R est installé à l'extérieur, son revêtement doit résister à deux problèmes courants. Le premier est l'exposition au soleil, et le second est l'humidité. L'essai aux UV et à la condensation permet de vérifier la résistance du revêtement à ces conditions. La partie « UV » de l'essai reproduit l'exposition au soleil subie par les équipements installés à l'extérieur. La partie « condensation » ajoute de l'humidité à l'essai.

Pour réaliser cet essai, un échantillon métallique revêtu est placé à l'intérieur d'une chambre d'essai. L'échantillon est soumis à des cycles répétés d'exposition aux rayons UV et à l'humidité. Ces cycles sont répétés afin de soumettre le revêtement à des conditions qui accélèrent son vieillissement. À l'issue de l'essai, l'échantillon est examiné afin de détecter d'éventuelles altérations. Le revêtement est alors inspecté pour détecter toute décoloration, farinage, fissuration, formation de cloques ou écaillage.

 

8- Essai de cycles thermiques

Les équipements CVC/R ne restent pas toujours à la même température. Leurs composants chauffent, refroidissent, puis chauffent à nouveau au cours de leur fonctionnement normal. Ces variations de température provoquent souvent des fissures ou un gonflement du revêtement protecteur. Ainsi, dans un essai de cycles thermiques, Il est confirmé que le revêtement protecteur résiste à ces conditions. 

Les matériel d'essai Le test est réalisé à l'aide d'une chambre d'essai de cycles thermiques. Dans cette chambre, la température alterne entre le chaud et le froid. Tout d'abord, l'échantillon est placé dans un environnement chaud pendant un certain temps. Il est ensuite transféré dans un environnement froid. Ce cycle est répété plusieurs fois. Cela permet aux ingénieurs d'observer comment le revêtement réagit à des cycles répétés de chauffage et de refroidissement.

 

Pourquoi un seul essai de corrosion ne suffit pas dans le secteur du CVC/R

 

Un seul essai de corrosion ne suffit pas pour tout savoir sur un revêtement protecteur. La raison principale est que les équipements CVC/R ne sont pas exposés à un seul type de conditions. Ils sont parfois confrontés à l'humidité, au sel, au rayonnement solaire, à la chaleur, au froid et à des variations de température répétées. Chacun de ces facteurs affecte le revêtement différemment.

 

Par exemple, un revêtement peut donner d'excellents résultats lors d'un essai au brouillard salin. En revanche, il peut présenter des faiblesses lorsqu'il est exposé à un rayonnement UV intense. Un autre revêtement résiste bien à une humidité élevée, mais commence à se fissurer lorsque la température varie constamment. Ainsi, le fait de réussir un essai ne garantit pas toujours que le revêtement se comportera correctement dans tous les environnements. C'est pourquoi différents essais sont utilisés pour identifier différents problèmes.

 

Conclusion 

 

La corrosion commence par de petits signes, mais elle finit par devenir un problème majeur pour les équipements CVC/R au fil du temps. Pour prévenir ce phénomène, les fabricants appliquent différents revêtements sur les pièces CVC/R. Ces revêtements agissent comme des barrières, empêchant les pièces métalliques d’être directement attaquées par la corrosion. Cependant, ces revêtements sont exposés à plusieurs conditions difficiles, telles que le sel, l’humidité et les variations de température. C’est pourquoi les fabricants doivent connaître le comportement de ces revêtements dans ces conditions. Pour s’en assurer, différents essais de corrosion sont réalisés. Dans ce guide, j’ai présenté chacun de ces essais courants ainsi que leur objectif. Mais n’oubliez pas : un revêtement peut réussir un essai et échouer à un autre. Le plan d’essais approprié doit donc correspondre à l’environnement de fonctionnement réel.